Au moment de la clôture à la bourse des matières premières de New York le 16 août, les prix internationaux du pétrole ont connu une nette phase de repli. Plus précisément, le contrat à terme de pétrole brut léger de New York pour une livraison en octobre a chuté de 3,40 dollars sur une séance, pour clôturer à 102,43 dollars le baril, soit une baisse de 3,21 %. Dans le même temps, le contrat à terme de Brent de Londres pour une livraison en novembre a également reculé de 2,92 dollars, à 105,83 dollars le baril, ce qui représente une baisse de 2,69 %. Ce mouvement de faiblesse collective sur le marché des matières premières est rapidement devenu le centre des discussions dans les milieux du trading macro.
Si le pétrole a fortement baissé à ce moment-là, c’est que le rapport de force s’est intensifié entre les acteurs autour du ralentissement de la croissance économique mondiale et de l’affaiblissement côté demande. Le pétrole, en tant que « mère » des matières premières, est souvent directement lié à la conjoncture du secteur manufacturier mondial ainsi qu’aux anticipations d’inflation. Ces derniers temps, les prix de l’énergie sont restés élevés, ce qui a exercé une pression considérable sur la capacité des banques centrales de contrôler l’inflation. En revanche, ce repli de plus de 3 % en une seule journée a, dans une certaine mesure, atténué les inquiétudes à court terme liées à une poursuite incontrôlée de la hausse des coûts en amont. Mais cela a aussi amené certains investisseurs à reconsidérer le risque potentiel d’un refroidissement économique.
Du point de vue des marchés financiers macro traditionnels, la baisse du pétrole a des effets à double sens sur divers actifs. D’une part, l’atténuation de la pression inflationniste énergétique pourrait réduire la prévision à long terme du niveau d’inflation du marché, ce qui freinerait quelque peu le rythme de hausse des rendements des bons du Trésor américain ; la logique de fluctuation de l’indice du dollar s’en trouverait également ajustée. D’autre part, si la baisse du pétrole est principalement tirée par les anticipations de récession, les marchés boursiers mondiaux et d’autres actifs risqués ont encore du mal à se dégager complètement de la pression liée au sentiment de fuite vers la sécurité ; les confrontations entre acheteurs et vendeurs restent donc tendues.
Pour le marché des cryptos, la logique de liquidité macro joue également un rôle. Même si le prix du pétrole n’a pas de lien direct avec les actifs numériques, si le refroidissement de l’énergie peut améliorer marginalement les données d’inflation à venir, la pression politique qui pèse sur les principales banques centrales, comme la Fed, pourrait être atténuée. Cela constitue un signal plutôt neutre d’observation pour l’environnement de liquidité à moyen et long terme de certains actifs à risque tels que
$BTC . Toutefois, à l’heure actuelle, les fonds dans le secteur des cryptos maintiennent globalement une posture défensive : tout le monde avance en regardant autour, en surveillant de près dans quel sens vont évoluer les données macroéconomiques ensuite.⛽
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