Aujourd’hui, @velvet_capital a connecté StableChain au terminal.
Quand j’ai fini de lire, ma première réaction n’était pas vraiment qu’on a ajouté une autre chaîne. Je pensais plutôt à quelque chose de plus concret : quand on arrive sur un marché inconnu, est-ce qu’il faut que je réapprenne encore une fois comment le regarder ?
Avant, changer d’écosystème, ce n’était pas seulement un problème de réseau. Où voit-on les nouveaux actifs ? Où voit-on l’activité des transactions ? Où regarde-t-on l’ampleur des hausses ? Comment comprendre rapidement ce qui se passe sur ce marché ? Très souvent, il faut tout redécouvrir. La chaîne change, et les habitudes pour regarder le marché changent aussi.
Mais après que StableChain soit entré dans Velvet, j’ai constaté que la manière de lire côté terminal n’a pratiquement pas changé. On retrouve toujours Trending, Volume, Gainers, New Pairs, All Chains ; et sous les actifs aussi, on a encore des infos familières comme Price, 24H, MCap, Volume, Txn.
En lisant jusqu’ici, j’ai réfléchi un moment : le marché est nouveau, mais les façons dont les utilisateurs apprennent à s’y repérer ne sont pas censées être entièrement reconstruites à zéro. Et c’est un point très important.
Avant, quand on discutait du multi-chaînes, on parlait surtout de la manière dont l’argent passe, de savoir s’il faut développer soi-même un Bridge, ou si le routage peut être dissimulé en arrière-plan. Mais une fois qu’on se retrouve dans un écosystème inconnu, un autre coût est très facile à négliger : il faut réapprendre comment regarder les choses ici.
C’est pourquoi, maintenant, je regarde ces deux aspects séparément. Le routage inter-chaînes économise les efforts de manœuvre au quotidien ; une entrée de marché unifiée économise le temps nécessaire pour retrouver ses repères. L’un règle les soucis concrets qu’on a sous la main, l’autre réduit le sentiment d’étrangeté dans la tête.
C’est justement l’une des choses qui m’intéressent le plus avec cette intégration de StableChain. Ce que Velvet doit valider, ce n’est pas seulement la capacité à continuer d’ajouter davantage de marchés : c’est aussi, une fois un nouveau marché introduit, de savoir s’il peut autant que possible être lu par les utilisateurs selon les méthodes qu’ils connaissent déjà. Bien sûr, il faudra aussi apprendre le fonctionnement de StableChain lui-même, mais idéalement, il ne faudrait pas en plus réapprendre comment utiliser Velvet en même temps.
Il faut aussi clarifier les limites. Pour ce que l’on peut confirmer avec des captures publiées, StableChain est déjà entré dans ce cadre de découverte unifié. Quant aux transactions directes, à l’AI Analysis, aux entrées/sorties inter-chaînes, à la qualité des données, ainsi qu’à savoir si VelvetX est synchronisé : avec les informations actuelles, ce n’est pas suffisant, je ne vais pas en écrire davantage.
En écrivant sur Velvet, dans cet article, je me rends finalement compte que je veux laisser un jugement très simple : pour un produit multi-chaînes arrivé à maturité, en plus de réduire les migrations d’actifs, il devrait aussi autant que possible réduire la migration cognitive des utilisateurs.
À l’avenir, si Velvet ajoute encore une nouvelle chaîne, je ne vais pas d’abord compter combien de réseaux il supporte. Je préfère ouvrir la page du marché : une fois que ce nouveau marché arrive, est-ce que je peux encore retrouver les actifs avec mes méthodes d’avant, comprendre l’activité, puis construire progressivement ma propre carte du marché. La chaîne peut continuer à s’ajouter, mais l’utilisateur n’a pas besoin de repartir de zéro à chaque fois.
