Marchés de l’énergie, semaine du 03 au 08 août : le pétrole chute, mais les conditions d’approvisionnement à court terme restent tendues

🛢️ Les prix du pétrole ont fortement reculé cette semaine, portés par l’anticipation d’un apaisement des tensions entre les États-Unis et l’Iran ainsi que par des progrès dans les négociations concernant le détroit d’Ormuz, ce qui a réduit une partie de la prime de risque géopolitique. Le WTI et le Brent ont tous deux chuté de plus de 9 % sur la semaine, malgré un redressement modeste en fin de période.

🚢 Toutefois, le trafic via Ormuz n’est pas encore revenu à la normale. Les flux des navires restent nettement inférieurs aux niveaux d’avant-conflit, tandis que l’assurance contre le risque de guerre et les coûts de fret demeurent élevés. Cela suggère que les prix du pétrole ont réagi rapidement aux anticipations diplomatiques, alors que les flux physiques d’approvisionnement restent contraints.

📊 Les données de l’EIA ont montré une hausse inattendue des stocks commerciaux de brut américains de 2,48 millions de barils. À l’inverse, les stocks d’essence ont diminué de 1,64 million de barils et les stocks de distillats ont reculé de 3,47 millions de barils, mettant en évidence des conditions plus tendues sur les produits raffinés que sur le brut.

⛽ Les exportations américaines de distillats ont atteint environ 1,884 million de barils par jour, tandis que les marges de raffinage sont restées élevées. La forte demande de diesel américain, soutenue par des approvisionnements limités au Moyen-Orient, a contribué à faire baisser les prix des produits raffinés plus lentement que le brut.

🔥 Le gaz naturel américain est resté relativement faible, avec un Henry Hub autour de 2,64–2,67 $/MMBtu. Les stocks ont augmenté de 33 Bcf tandis que la production des Lower 48 est restée proche des niveaux records, laissant l’offre relativement abondante malgré la demande estivale.

🔎 La semaine prochaine, l’attention portera sur les flux réels de transport via Ormuz, le rapport sur les stocks de l’EIA du 12 août, ainsi que sur l’évolution des négociations Iran–Oman–États-Unis. La volatilité pourrait rester élevée, les marchés arbitrant entre les progrès diplomatiques et des conditions d’approvisionnement physiques qui ne se sont pas encore pleinement normalisées.

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