Ce qu’il faut réellement surveiller n’est pas une simple anticipation de baisse des taux, mais de savoir si, le 30 juillet, ces données-là vont remettre d’aplomb la logique de valorisation des actifs risqués.

Le jour même, le BEA publiera l’estimation initiale du PIB du T2 et les revenus des particuliers / l’indice PCE de juin. Le PCE est le taux d’inflation que la Fed préfère. En mai, il était encore à 4,1 % en glissement annuel. Si en juin l’inflation ralentit nettement, comme avec l’IPC et le PPI, le marché sera davantage enclin à valoriser $BTC et $ETH ; si au contraire les revenus et la consommation restent solides, alors cela risque de rendre de nouveau la trajectoire des taux “tordue”.

C’est aussi pour cela que le BTC n’est pas seulement un récit de “l’or numérique”. Il ressemble aujourd’hui davantage à un thermomètre du risque, dans la catégorie des actifs très liquides. Quand la macro se détend, l’argent achète d’abord les valeurs phares ; quand la macro se tend, même si les “altcoins” chauffent, ils sont facilement “vidés” par la liquidité.

Le point d’observation pour l’ETH est similaire : au-dessus de 1900, est-ce que ça peut tenir ? Cela conditionne la reprise de l’appétit pour le risque on-chain.

Je regarderai deux signaux : si le BTC ne casse pas la zone de 63100, et si l’ETH parvient à rester au-dessus de 1840 ; puis, en plus, si le PCE ne repart pas à la hausse, la trajectoire principale sera plus fluide. Sinon, ne vous précipitez pas pour raconter le grand bull market : ralentissez d’abord le rythme des positions.

$BTC $ETH #Binance #PCE #Crypto