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Un seul mot pourrait décider qui réglemente les marchés prédictifs : « swap »
Les marchés prédictifs se sont développés rapidement, tout comme le débat sur l’autorité chargée de les superviser. La CFTC vient de prendre une mesure qui place un terme juridique au cœur de ce débat.
Voici où en est la situation :
• Le dépôt : Le 28 septembre, la CFTC a transmis deux textes réglementaires au Bureau de l’information et des affaires réglementaires de la Maison-Blanche (OIRA). Le premier est une règle proposée qui définirait le terme « swap » de façon à inclure explicitement les contrats événementiels, ces contrats à réponse binaire négociés sur des plateformes comme Kalshi et Polymarket. Le second est une règle définitive provisoire qui exclurait ce qu’elle appelle les « produits de jeux d’argent de type casino ». • Où en est-on : Le texte intégral n’a pas encore été rendu public. Après examen, la CFTC peut publier les règles au Journal officiel fédéral, et la règle proposée devrait être soumise à la consultation publique. Pour l’instant, ces dépôts témoignent d’une intention plutôt que de règles définitives. • Le contexte : Un panel unanime de la cour d’appel du sixième circuit a récemment estimé que Kalshi n’avait pas démontré que ses contrats sportifs étaient des swaps, et a déclaré que le droit fédéral ne prévaudrait pas sur les lois de l’Ohio et du Tennessee relatives aux jeux d’argent, même si c’était le cas. Le New Jersey a demandé à la Cour suprême de se prononcer, et la CFTC a engagé des procédures contre au moins neuf États au sujet des restrictions visant les contrats événementiels.
Pourquoi c’est important : Les swaps relèvent de la compétence exclusive de la CFTC ; cette qualification pourrait donc déterminer si les autorités des États chargées des jeux d’argent ont leur mot à dire. Les contrats sportifs représentent une part importante de l’activité sur certaines plateformes, ce qui explique l’attention suscitée par l’exclusion des produits « de type casino ». Certains acteurs du secteur pensent que la question pourrait finalement être tranchée par la Cour suprême plutôt que par une réglementation. L’approche de la CFTC pourrait donc être contestée devant les tribunaux ou évoluer sous l’impulsion du Congrès.
Si un contrat coté en bourse peut être considéré comme un instrument financier dans un cadre et comme un pari dans un autre, où faut-il tracer la ligne de démarcation ?
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