dévaluation
À la clôture de juin, le système financier bancaire a généré 58,2% de ses revenus totaux à partir de la gestion de son portefeuille de crédits.
Le portefeuille de crédits de la banque vénézuélienne a clôturé le mois de juin à 2 milliards 459.714,37 millions de bolivars, soit un montant équivalent à 3.948,04 millions de dollars au taux de change officiel de fin de mois, avec de solides hausses de 158,4% sur le premier semestre 2026 et de 834,3% dans une perspective interannuelle.
En termes réels, les prêts totaux de la banque ont augmenté de 23,67% par rapport au solde de 3.192,42 millions de dollars enregistré à la clôture de 2025, tandis que, sur une base interannuelle, la hausse a été de 61,40% par rapport aux 2.446,08 millions de dollars sur lesquels le portefeuille s’est clôturé en juin de l’année dernière.
Jusqu’au début du mois de juin, les perspectives de croissance de l’économie étaient clairement positives ; toutefois, après le tragique double séisme du 24 juin dernier, elles sont réévaluées en raison de l’impact que peut avoir le processus de reconstruction des zones touchées, même si les activités économiques stratégiques se maintiennent dans un climat de normalité.
Par ailleurs, il faudra aussi réévaluer les attentes d’augmentation du crédit bancaire, car, dans le cadre de l’ensemble de solutions aux problèmes découlant de la tragédie, le Pouvoir exécutif national a demandé à la banque de reprendre le portefeuille hypothécaire avec 80 % de subvention de l’État.
Il s’agit d’un sujet complexe, car cela exigerait une réduction importante du coefficient de réserves obligatoires (encaje legal) afin d’apporter de la liquidité aux institutions financières et une évaluation exhaustive des risques pour préserver la solidité des bilans des entités du secteur.
Cependant, dans l’essentiel, la relance du portefeuille hypothécaire dans des conditions adéquates constitue une opportunité de croissance qui peut être significative pour la banque et pour la relance de l’activité économique du pays.
Marché concentré
Par ailleurs, le crédit bancaire reste concentré dans peu d’institutions, au point que les cinq entités qui occupent les premières places du classement du secteur ont absorbé 76,7 % des prêts totaux, soit 1,7 point de pourcentage de plus par rapport à la clôture de 2025, selon le rapport bancaire d’Aristimuño Herrera & Associés.
Par rapport à juin 2025, la concentration dans le Top 5 des banques leaders en portefeuille total a été supérieure de 2,7 points de pourcentage à la clôture du premier semestre de cette année.
Intermédiation financière en baisse et qualité du portefeuille stable
En raison du flux élevé de collecte auprès du public, l’indice d’intermédiation financière est descendu à 48,79 % en juin, soit 17,11 points de pourcentage en dessous de la marge publiée à la clôture de 2025, mais légèrement supérieur aux 48,47 % enregistrés à la fin du premier semestre de l’année précédente.
Par ailleurs, l’indicateur de la qualité du portefeuille (impayés) a clôturé juin à 0,90 %, un bon résultat si l’on tient compte de l’augmentation du volume des prêts. Ce marqueur a progressé marginalement de 0,06 point de pourcentage au cours du premier semestre et a reculé de 0,63 % par rapport à la même période de l’année précédente.
Cependant, la provision pour la couverture des prêts échus et/ou en litige est restée confortable à 343,95 %, soit 79,92 points de pourcentage au-dessus du niveau correspondant à juin 2025.
La provision pour crédits impayés s’est établie à 76.634,48 millions de bolivars, soit 142,5 % au-dessus de l’indicateur correspondant à la clôture de 2025 et 619,4 % plus élevée que la rubrique de juin de l’année précédente.
Revenus provenant du portefeuille de crédits
À la clôture de juin, le système financier bancaire a généré 58,2 % de ses revenus totaux à partir de la gestion de son portefeuille de crédits, soit un indicateur supérieur de 2,7 % à celui enregistré sur la même période en 2025.
Concrètement, les revenus financiers du secteur se sont établis à 873.139,17 millions de bolivars à la clôture de juin (dont 94,1 % sont constitués par les revenus provenant du portefeuille de crédits), avec une hausse interannuelle impressionnante de 881,7 %, ce qui témoigne de l’engagement de la banque nationale pour l’intermédiation financière, malgré les complexités du contexte économique.
