🇺🇸🇮🇷 Le 17 juin 2026, Donald Trump et le président iranien Massoud Pezeshkian ont signé à distance le Mémorandum d’entente (MoU) d’Islamabad, qui met fin aux hostilités directes après plus de 100 jours de conflit. Ce texte-cadre instaure un cessez-le-feu immédiat sur tous les fronts, y compris au Liban, et lance une période de 60 jours de négociations pour un accord final sur le nucléaire iranien et la levée progressive de sanctions.
L’un des effets stratégiques les plus immédiats est la réouverture du détroit d’Ormuz à la navigation commerciale. Malgré les affirmations iraniennes de restrictions, le trafic maritime se poursuit normalement selon les États-Unis, ce qui stabilise les prix de l’énergie mondiale et permet à l’Iran de reprendre ses exportations pétrolières, renforçant ainsi sa position économique tout en réduisant la pression militaire américaine sur cette artère vitale.
Les négociations qui ont débuté ce 21 juin en Suisse visent à concrétiser ces engagements. Elles portent sur le programme nucléaire iranien, la levée de sanctions et des questions comme le Hezbollah. Pour l’Iran, le MoU représente une victoire diplomatique : survie du régime, reconnaissance implicite et perspectives de soulagement économique sans capitulation totale. Pour les États-Unis, il marque une désescalade rapide après des frappes coûteuses, tout en maintenant une fenêtre de pression via les menaces de Trump de « frapper très fort » en cas de non-respect (notamment u Liban).
Cependant, l’accord reste fragile. Les opérations israéliennes continues au Liban menacent directement sa mise en œuvre, tandis que les réserves du Guide suprême iranien et les critiques aux États-Unis soulignent le manque de garanties solides sur le nucléaire à long terme. Stratégiquement, ça a permis un retour à la diplomatie et une réduction des risques d’escalade régionale majeure, mais son succès dépendra de la capacité à le transformer en un accord durable dans les 60 jours.

